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Chef(fe) d’exploitation

Portrait de producteurs de lait : marina et Peter

S’installer dans le Livradois-Forez, Marina et Peter, n’y avaient jamais pensé. En cherchant une ferme à acheter, ils avaient deux critères : un lieu où il pleut, et où la race Brune pouvait produire du lait valorisable en AOP. « On s’est rendu compte qu’ici, on était sur la zone de l’AOP, mais que les précédents propriétaires n’en profitaient pas. » Ils décident d’engager la démarche et aujourd’hui, leur lait est collecté par la Société Fromagère du Livradois pour fabriquer les AOP Fourme d’Ambert et Bleu d’Auvergne. C’est aussi après avoir travaillé plusieurs années dans des grosses exploitations que le couple a voulu créer une ferme à taille humaine. Aujourd’hui, avec 60 vaches, dont une grande majorité de brunes, nourries exclusivement à l’herbe, ils ne veulent pas augmenter la taille du troupeau, mais continuer à valoriser au maximum le produit de leur ferme. Sept ans après leur installation, le conseil qu’ils donnent, sourire aux lèvres, aux aspirants éleveurs, c’est de « croire en son projet, et avancer. »

 

Portrait d’une productrice fermière : anaïs

À 33 ans, Anaïs n’a pas toujours été la productrice fermière de Cantal AOP qu’elle est aujourd’hui. Diplômée en tant qu’ingénieure agricole après ses études à Toulouse, elle a d’abord travaillé plusieurs années au Crédit Agricole, notamment sur l’installation des agriculteurs. Puis, avec son mari, l’envie de revenir sur l’exploitation de ses parents a pris de plus en plus de place, avec une idée fixe : la transformation du lait. Après des travaux effectués en 2020, une fois que l’outil de production fut créé, Anaïs a officiellement remplacé son père au sein du GAEC. Aujourd’hui, dans la ferme située au pied du Puy du Griou, le couple transforme le lait de 40 vaches de race Montbéliarde en Cantal AOP et l’affine dans leurs caves dédiées. Leurs fromages et autres produits (faisselles, fromages blancs, tomme fraîche) sont exclusivement vendus en direct à la ferme. Si elle devait convaincre des intéressés à devenir producteur fermier, elle parlerait de la valorisation humaine du métier : « le fait d’être en contact direct avec les clients apporte tout de suite une grande reconnaissance ».